H3i-Blog

Pour vous informer ou vous documenter, c'est ici.

« La France invitée à mieux s'occuper de son tourisme… »

D’après “Les Échos“ DU 7/03/2013 : La France a rétrogradé du 3e au 7e rang mondial. http://m.lesechos.fr/international/la-france-invitee-a-mieux-s-occuper-de-son-tourisme-0202626538053.htm Comment ne pas hurler de rage en lisant cela, quand restent ouvertes les plaies de l’assassinat d’un Groupe qui n’avait eu que le tort d’offrir à cette industrie-là quelques milliers de lits du plus haut standing international, et d’investir tous ses moyens pour en assurer la promotion et la gestion ? Premier acte : les banques nationales se désintéressent de l’accompagnement du promoteur, au motif bien entendu caché, qu’il n’appartient pas aux réseaux amis. Deuxième acte : les investisseurs particuliers “défiscalisants se conduisent en “copropriétaires“ imbus de “leurs droits“ et achèvent le démantèlement des structures professionnelles mises en place. Aujourd’hui, ils déclassent les établissements pour tenter de remplir un peu avec du low-cost. Triste image du tourisme en France.

“La grouille“

grouille-humour.jpgSavez-vous ce que c’est que construire de “la Grouille“ ?

Eh bien, c’est ce qui arrive quand le promoteur dit à son architecte qu’il faut qu’il “se grouille“. Alors l’architecte dit à l’entrepreneur de “se grouiller“. Puis l’entrepreneur en dit autant à son chef se chantier qui n’a plus que le choix de dire à ses ouvriers “allez, grouille“ ! Et à la fin, on a construit de “la grouille“… On tâcheronne des parpaings à empilage approximatif. On cache cette misère par un enduit du commerce, tout prêt et en une seule couche, facile à tartiner. C’est beau le premier jour.
Avez-vous remarqué comme nos banlieues, nos villes, sont enlaidies par de “la grouille“ ? Deux ans après la livraison, c’est déjà lépreux. Les moustaches hideuses dégoulinent des coins de fenêtres ou des dessous d’acrotères. Les fissures apparaissent aux angles des bâtiments. La mousse verdit les fuites de chéneaux. Les fantômes des parpaings apparaissent sous l’enduit dès qu’il pleut sur la façade. On a construit de “la grouille“ !

J’ai, cette année, cinquante ans de bouteille dans la construction. En 63, retour d’Algérie, j’attaquais mon premier chantier. Depuis, j’ai construit des milliers de mètres-carrés dans tous les coins de France. Pour les grandes entreprises, d’abord. Pour les miennes ensuite. J’ai été formé par des grands patrons de la construction, des bâtisseurs. Jamais ils ne m’auraient laissé livrer de “la grouille“. Jamais, depuis vingt ans que H3I, à travers ses filiales, réalise ses programmes, je n’ai laissé faire pareil massacre. Oh ! Les investisseurs n’en sont pas toujours reconnaissants ! Mais au moins, les hommes et les femmes du Groupe peuvent passer devant leurs réalisations sans tourner la tête.

Le Gouvernement cherche des moyens pour relancer la construction. Il faudrait y mettre un peu plus de professionnalisme et un peu moins de politique. Nous en reparlerons.

Un savoir-faire préservé.

hotel-fut-congres-4-23.jpgH3i a construit ces quinze dernières années, par ses filiales interposées, parmi les plus beaux établissements hôteliers de l’ouest. Près de 4.000 lits : 300 , 2 et 3 étoiles, au Futuroscope, avec ses deux restaurants, son bar, ses boutiques, son chai de dégustation. 284 chambres et suites, 4 étoiles, au Futuroscope, avec son restaurant de 400 couverts, son espace séminaires, sa brasserie, son spa, et 4.000 m2 de bureaux attenants. 197 résidences de tourisme au Croisic, en réhabilitation lourde d’un bâtiment historique. 226 suites hôtelières à Amboise, avec son restaurant de 300 couverts et son centre de congrès de 250 places. Toutes ces réalisations ont été livrées aux clients investisseurs avec une qualité de construction et des prestations uniques et enviées. Tous ces chantiers se sont terminés dans le respect rigoureux des budgets, malgré les aléas nombreux auxquels il fallut faire face (dont un incendie total au Croisic). Où s’en trouve l’explication, sinon dans le professionnalisme, le sérieux et l’honnêteté des dirigeants et de leurs équipes ? La crise financière, qui aujourd’hui touche tout le monde, la rareté des capitaux trop souvent réservés à des opérations spéculatives au détriment des programmes solides de développement, a atteint le Groupe avant les autres et obligé celui-ci à optimiser ses filiales. Mais, la compétence, le savoir-faire de H3i restent intacts. De très beaux projets sont sur la planche, qui verront le jour bientôt. Des clients, nombreux, savent qu’ils peuvent faire confiance aux hommes, aux femmes, qui ont su réaliser cela.

Ménage dans les normes ?

geluck-regle-absurde.jpgUne bonne nouvelle aujourd’hui ?
Le gouvernement a décidé d’élaguer dans la forêt des normes. Souhaitons qu’il ne s’agisse pas d’une énième rodomontade qui butera à nouveau sur l’impossibilité d’assouplir, de libéraliser, l’économie française dont le jacobinisme historique et indéboulonnable est à l’origine de ces incroyables histoires vraies de normes contradictoires, inefficaces, voire sclérosantes.

La plupart d’entre elles sont prises pour des raisons, soit idéologiques, soit de clientélisme électoral en réaction par exemple à un accident qui mobilise extraordinairement le zèle des élus du moment et l’empressement des fonctionnaires à inventer des règles, contraintes, commissions, règlements, empilant jusqu’à l’écroulement les décisions contradictoires. Par exemple, nous savons tous qu’une piscine même privée doit être ceinte de barrières aux normes, pour qu’un enfant ne puisse pas s’y noyer. Mais ce n’est pas le cas pour un bassin d’agrément ou une mare, même publics. Si un enfant se noie chez vous, dans votre piscine, vous risquez gros. S’il se noie dans les fontaines de la place de la mairie, il en est tout autrement.

Nous avons ici, déjà indiqué combien cette forêt de normes et règlements était prégnante dans le monde de la réalisation immobilière. Il est d’ailleurs révélateur de lire que l’excellent article de ce jour dans Les Echos sous la plume de Claude Barjonet, cite prioritairement notre secteur pour ces histoires rocambolesques.
Comme nos confrères, nous en en avons vécu pléthore. Celle-ci par exemple :

Promotion immobilière d’un des plus gros hôtels 4 étoiles de l’ouest français : près de 300 chambres, sur 4 niveaux.
A l’époque la loi imposait une proportion de chambres pour handicapés. Il était aussi dit que tous les lieux devaient être accessibles aux handicapés.
Sur les 300 chambres, 4 suites de 70m² chacune, étaient prévues à chaque niveau dans une aile en pointe.
Le représentant de la commission handicap exigeât, dans son grand zèle et faisant une lecture restrictive des textes, qu’une des quatre suites soit aux normes d’accessibilité pour handicapés. Passons l’émoi du client exploitant qui savait que cette suite ne serait quasiment jamais louée.
Cependant, une autre règle imposée par le service incendie, celle-ci, obligeait à limiter le nombre de chambres handicapés par niveau. Au-delà du seuil, la solidarité entre clients valides et handicapés risquait de ne plus jouer.
Or, quoiqu’on fit, il était impossible en créant une suite handicapée de ne pas dépasser au moins à un niveau le quota maximum fixé par les pompiers.
Eh bien que croyez-vous qu’il arriva ? Un arrangement ? Une dérogation ?
Point du tout : La commission handicap imposa de réaliser quand même la suite handicapée mais exigea pour satisfaire les pompiers que l’exploitant signe un engagement pour ne jamais louer toutes les chambres handicapées du niveau où elles étaient surnuméraires.

Elle n’est pas belle celle-là ?

Bonne Année

voeux-h3i-2013.jpgL’année 2012 vient de s’achever et avec elle, certainement pas la crise. Nous pourrions même estimer que la crise ne fait que commencer.

D’une crise financière majeure, fin 2008, nous sommes passés rapidement à la crise immobilière et nous entrons, sans doute seulement maintenant, dans la crise économique… en attendant la crise sociale ; Rien que de très logique.

Nous avons eu l’occasion de commenter ceci abondamment sur ce blog. Sans doute, parce que nous sommes une PME, avons-nous sentis plus que d’autres que la crise immobilière était bien là dès 2009-2010. Nous étions moins sensibles que d’autres confrères de grande envergure, aux sirènes des stocks immobiliers de logements à écouler en Scellier. Mais nous sentions bien qu’avec la raréfaction des financements, pour les promoteurs et pour leurs clients (Or, rien ne peut se réaliser dans ce métier sans banque ) la crise immobilière était bien déjà là, alors que les transactions ne s’effondraient pas encore, où tout du moins que le microcosme n’en parlait pas.

L’année 2012 vient de s’achever et la presse désormais évoque sans plus aucune retenue, l’évidence de la crise immobilière :

Capital : L'immobilier neuf s'enfonce dans la crise.
Les Echos : La pénurie de logements devrait s'accentuer l'an prochain.

L’année 2012 se termine donc et, de mémoire de professionnel de l’immobilier, elle s’achève sur un goût amer, comme jamais, et surtout sur une inquiétude anormale, qui n’augure rien de bon, une absence de vision, une inconnue sur ce qu’il faudrait produire et pour qui et dans quel schéma juridique et fiscal.

Chez H3i, en 2012, nous avons, comme beaucoup de nos confrères, assumé nos responsabilités. Nous avons purgé, avec douleur, nos foyers de pertes, abandonné, dans les larmes, des pans de nos activités pour nous recentrer, pour maigrir et repartir. L’entrepreneur doit savoir « prendre sa paume », faire face à ses échecs, sans estimer qu’il n’en est pas responsable, plier l’échine, écouter… remonter à cheval. Mais voilà, le plus délicat pour nous tous, est de ne pas bien savoir de quoi demain sera fait. Oh, nous n’évoquons pas dans cet avenir les inconnus perfides de la conjoncture, pas non plus les aléas d’une opération immobilière qui fait que chaque produit pour nous est un risque à soi seul, pas non plus les risques techniques, financiers,  marketing… Non, nous évoquons ici l’absence totale d’orientation. Le marché ne peut plus donner l’orientation, comme autrefois, tant la législation est fluctuante voire rétroactive. Les lois d’incitations sont promulguées et défaites immédiatement. Certaines sont même découvertes anticonstitutionnelles. Bref, nous sommes dans le brouillard le plus total.

Toute l’équipe d’H3i vous souhaite, cependant, une excellente année 2013.

Et quant à nous, chez H3i, nous ferons face, comme toujours et au service de nos clients et de notre entreprise.

Quand l'idéologie prend le pas sur la raison. (Bloquer ? suite)

mal-logement.jpgPlus les mois passent et plus les professionnels de l'immobilier osent officialiser leur scepticisme, voire exprimer leurs critiques face à la politique du gouvernement et plus particulièrement aux mesures dites Duflot en matière d'encadrement des loyers et de blocage des prix. Très tôt, nous avions fait part, ici, des nôtres notamment dans notre billet Bloquer ? On lira aujourd'hui un court article La Loi Duflot, un bon diagnostic, une mauvaise thérapie de nos amis de Club Patrimoine qui pose en peu de mots, cette évidence. Nous nous permettrons ici de compléter la question posée par nos confrères.

Cette évidence est que les décisions prises par idéologie sont toujours les plus mauvaises, les plus inefficaces. Mieux vaut se pencher sur les vérités de l'histoire, car contrairement à ce que l'on dit, l'histoire se répète toujours. Le siècle passé a prouvé dans le monde que les idéologies de blocage qu'il s'agisse des prix, des échanges au nom d'une prétendue protection des plus faibles fait toujours plus de mal à long terme à ces derniers qu'il ne les soulage réellement. Nous ne sortirons pas de la crise en oubliant de comptabiliser les pertes financières et sociales que nous avons enfouies sous le tapis depuis 30 ans. Il arrive un jour où il faut savoir prendre sa "paume". Nous ne sortirons pas de la crise non plus en créant un micromarché franchouillard, déconnecté du marché mondial, avec des règles dictées par un jacobinisme qui ne peut que faire semblant tant les contraintes extérieures sont fortes. Dans un autre registre, mais comparable, celui de la politique fiscale du gouvernement français qui "n'aime pas les riches", l'actualité récente nous offre le spectacle par exemple des célébrités du show-biz devenues de riches entrepreneurs fuirent ostensiblement vers de tristes villages de Belgique. Peu leur importe donc aujourd'hui leur image, pourtant principal ressort dans leur métier, face à l'expression de leur ras-le-bol. Lorsqu'un pays ne sait plus retenir ses enfants les plus méritants...

Mais revenons à notre sujet. Faut-il aider les plus pauvres à se loger ? Certainement oui ! C'est d'ailleurs ce que nous faisons tous depuis longtemps, dans nos diverses associations et en payant nos nombreuses taxes. Mais, pourquoi aider certains devient-il synonyme de punir et bloquer les autres, si ce n'est par idéologie ? Pour aider les plus pauvres à se loger, il faut utiliser l'impôt pour construire des logements subventionnés et pour verser des aides locatives temporaires. Quelle drôle d'idée de vouloir dissuader ceux des plus riches d'investir dans des logements locatifs en les effrayant sur la rentabilité et la liquidité de leur investissement. Quelle étrangeté de croire qu'un investisseur ne sait pas offrir son logement au juste prix du marché ? Et pourquoi prendre le risque de durablement perturber le marché en  faisant fuir les investisseurs et en accroissant la pénurie de logement ? Pourquoi ? Car nous sommes malheureusement dans une période ou l'idéologie prend le pas sur la raison.

À propos du rapport Gallois.

Le rapport Gallois ne pouvait décidément pas échapper à la pensée obligatoire qui veut que l’immobilier soit un investissement “facile“, et que le bâtiment ne soit pas une industrie de développement. C’est sans doute l’enseignement d’HEC et de l’ENA. Est-ce parce que le bâtiment et une activité in situ qu’il est ainsi rejeté ? Est-ce qu’un bâtiment construit en usine aurait dès lors droit au label d’industrie ? Et le même coulé sur place n’y aurait plus droit ? Il faut ne rien connaître de ce métier pour en parler ainsi. C’est oublier les milliards d’hommes et de femmes qui se sont nourris de cette activité dans le monde depuis que l’Homme est sorti des cavernes. C’est oublier qu’il faut bien “le bâtiment“ pour construire les usines dans lesquelles s’exercera la noblesse des autres industries. C’est oublier que les plus belles promotions sociales du monde du travail sont issues des chantiers. Combien d’ouvriers sans qualification scolaire sont devenus dans le bâtiment chefs, responsables, cadres, voire patrons ? Jamais l’autre industrie ne leur aurait offert ces opportunités. C’est oublier les bons sentiments qui reviennent tous les ans sur les écrans quand réapparaissent les premiers froids, et qui dénoncent le manque de logements pour tous. Est-il décent que cette carence persiste au troisième millénaire, dans un pays comme la France ? Alors, non, Messieurs ! Le bâtiment n’est pas une industrie de second rang. C’est le plus beau des métiers, car c’est un métier d’Homme. Sans S et avec un H majuscule, pour comprendre qu’homme et femme, c’est la même chose. Et l’immobilier qui regroupe les activités d’ingénierie qui en permettent le développement doit être à la place d’honneur dans une politique bien pensée de développement industriel.

Rapport Gallois et Immobilier

immeubles-haussmanniens.jpgDans un article d'Alix GUINET pour le site DIAGNOSTIC & EXPERTISE, le rapport Gallois ne serait pas porteur de bonnes perspectives pour l'immobilier (http://manager.e-monsite.com/cms/blog/create/blogpost).

L'auteur du rapport jugerait même que l'investissement immobilier est un des « placements les plus confortables […] dont la fiscalité pourrait être relevée ». Cette analyse n'est certainement pas partagée par la majorité des professionnels de l'immobilier. Nous sommes très nombreux à constater aujourd'hui que les investisseurs sont plus que frileux, sont déboussolés par la baisse des rendements et la hausse de la fiscalité, sont inquiets des perspectives sombres suite à la crise financière et devant les incertitudes fiscales. (Lire notamment sur ce blog :Loi de finance 2013 pour l'immobilier ?

Indépendamment de cela, il ne faut pas oublier non plus que l'immobilier est un des secteurs les plus "rentables" en matière d'emploi. La construction est encore un métier d'hommes, un des derniers.

Suivi, pas suivi, utilisé ou enterré, le rapport Gallois aura défrayé la chronique ces temps-ci. Il est cependant dommage de constater qu'une fois de plus, les élites politiques méconnaissent l'activité immobilière et laissent s'en développer une image caricaturale.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site