À propos du rapport Gallois.

Le rapport Gallois ne pouvait décidément pas échapper à la pensée obligatoire qui veut que l’immobilier soit un investissement “facile“, et que le bâtiment ne soit pas une industrie de développement. C’est sans doute l’enseignement d’HEC et de l’ENA. Est-ce parce que le bâtiment et une activité in situ qu’il est ainsi rejeté ? Est-ce qu’un bâtiment construit en usine aurait dès lors droit au label d’industrie ? Et le même coulé sur place n’y aurait plus droit ? Il faut ne rien connaître de ce métier pour en parler ainsi. C’est oublier les milliards d’hommes et de femmes qui se sont nourris de cette activité dans le monde depuis que l’Homme est sorti des cavernes. C’est oublier qu’il faut bien “le bâtiment“ pour construire les usines dans lesquelles s’exercera la noblesse des autres industries. C’est oublier que les plus belles promotions sociales du monde du travail sont issues des chantiers. Combien d’ouvriers sans qualification scolaire sont devenus dans le bâtiment chefs, responsables, cadres, voire patrons ? Jamais l’autre industrie ne leur aurait offert ces opportunités. C’est oublier les bons sentiments qui reviennent tous les ans sur les écrans quand réapparaissent les premiers froids, et qui dénoncent le manque de logements pour tous. Est-il décent que cette carence persiste au troisième millénaire, dans un pays comme la France ? Alors, non, Messieurs ! Le bâtiment n’est pas une industrie de second rang. C’est le plus beau des métiers, car c’est un métier d’Homme. Sans S et avec un H majuscule, pour comprendre qu’homme et femme, c’est la même chose. Et l’immobilier qui regroupe les activités d’ingénierie qui en permettent le développement doit être à la place d’honneur dans une politique bien pensée de développement industriel.

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