Chute à toute Allur

loopconstr.gifMois après mois, les statistiques déprimantes se succèdent. Ainsi Businessimmo publie aujourd’hui un nouvel article de synthèse Les chiffres de la construction s’effondrent au T2 aussi désespérant que les précédents.

De l’article bien détaillé, on pourra retenir l’enseignement apparemment paradoxal qu’il y a 20% de baisse des mises en chantier de logements par rapport au même trimestre l’an dernier et 13% pour les autorisations de construire, mais que les logements en résidence (et seulement eux) progressent.

Que cache donc cette information ?

Les logements en résidence sont les logements avec services (étudiants, séniors, tourisme…), c’est à dire ceux pour lesquels il existe encore une défiscalisation avantageuse (LMP-LMNP-Bouvard) attirant les investisseurs privés particuliers. L’outil n’a pas encore été détruit comme pour le logement ordinaire en collectif ou en individuel, par les idéologues de l’économie administrée.

Bien sûr la crise financière de 2008, qui s’est transformée en crise économique dès 2010 et dont la France peine toujours à se relever, est défavorable à la vente de logements en accession. De même, les investisseurs privés particuliers diminuent leur ticket se tournant vers des opérations plus faibles et donc des biens plus petits. En outre, l’effet de levier est moindre qu’avant, du fait de la chicheté des banques.

Mais en imaginant que le Scellier n’ait pas été enterré au profit d’un Duflot castrateur relayé à grand coups de diatribes anti-investisseur-privé, on peut justement penser que les constructions de logements ordinaires s’orienteraient comme celle des logements en résidence.

Quand donc les politiciens comprendront que l’économie ne se décrète pas et admettrons que l’économie administrée a partout montré qu’elle conduisait à l’échec ?

conjoncture crise investissement particuliers financier

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