Les robinets du crédit

« Les banques décidées à prendre le contrôle de la Saur. Il faut sauver le soldat Saur, le numéro trois français de la gestion de l’eau, asphyxié par une dette devenue beaucoup trop lourde à porter. » Je ne peux m’empêcher de rapprocher cette information parue dans la presse, du cas symétrique des entreprises asphyxiées, elles, non pas par les emprunts qu’elles n’ont jamais pu obtenir des mêmes banques, mais par l’impossibilité en résultant de mener à bien leurs investissements. Les banques ignorent superbement les entreprises qui ne font pas partie du sérail confraternel et qui, dès lors, s’éteignent de leur belle mort faute de carburant. Mais, à l’inverse, elles ouvrent si généreusement les robinets aux autres que celles-ci se trouvent vite dans l’incapacité de rembourser. Alors, il n’y a plus d’autre solution, pour nettoyer la comptabilité, que de “prendre le contrôle“ de l’emprunteur noyé. Dans le cas présent, je ne suis pas sûr que des banquiers, aux robinets d’un distributeur d’eau, seront plus perspicaces qu’ils ne le furent aux robinets du crédit.

conjoncture investissement financier

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