Résister !

promoteur-inquiet.jpgQuatre ans déjà que la crise financière de l’été 2008 secoue le secteur de la promotion immobilière ; Un an, deux peut-être, seulement que la presse en parle avec abondance.

Aujourd'hui encore, un article alarmiste : "Les promoteurs broient du noir" sur Diagnostic et Expertise

Bien sûr, comme chez nos confrères, nous avons été contraints à des sacrifices. Pour nous, ce fut l’abandon de certaines filiales « non stratégiques » comme on dit pudiquement, pour nous reconcentrer sur notre cœur de métier : La Promotion Immobilière et ses corollaires la Maîtrise d’Ouvrage Déléguée et l’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage.  Couper des branches d’activité patiemment, amoureusement, portées avec parfois le licenciement de collaborateurs précieux et anciens est toujours très difficile à vivre pour le chef d’entreprise.

Or, et pour revenir à la seule promotion immobilière, il n’est pas nécessaire d’être très nombreux pour mener à bien une opération. C’est un atout pour ce secteur d’activité, à la différence de bien d’autres.

C’est ce choix de la flexibilité, de la petite taille et de la réactivité que nous avons choisi de privilégier, depuis toujours, chez H3i. Et ce choix ne nous a pas empêchés de mener, même pour compte propre, des opérations immobilières de très grande ampleur se chiffrant en dizaines de millions d’Euros. Ce choix implique de développer au contraire des partenariats. C’est un schéma qui nous plait et en 20 ans d’activité, nous sommes fiers de pouvoir considérer la plupart de nos partenaires : architectes, BET, commerciaux, financiers… comme des intimes.

Seulement voilà, si le promoteur n’a pas besoin de nombreux salariés pour développer son projet, il n’en est pas moins le maillon essentiel, créateur d’emploi du secteur au sens large. La réalisation d’un projet, la fabuleuse capacité de l’industrie du bâtiment à créer des emplois a besoin que les promoteurs lancent des opérations. Ceci est d’autant plus vrai que moins d’un an après des promesses insensées sur la relance de la construction par le secteur public – on sait tous, que ça ne marche pas et a fortiori dans un pays exsangue – le gouvernement semble préparer l’opinion à la faillite de son idée et abandonner sa promesse de 500.000 logements décrétée par la seule volonté jacobine.

Or cet aveu fait, le secteur ne repartira pas, sauf à revenir :

  • à la sagesse : celle de considérer que le développement de la construction passe par une politique favorable à l’investisseur privé, seul riche dans ce pays appauvri,
  • au courage : celui de changer radicalement de politique et de message vis-à-vis de l’investisseur privé.

Il faut donc encore et encore résister.

Il faut aussi malheureusement ne pas croire à une reprise rapide et s’attendre à de nombreux licenciements et faillites chez nos sous-traitants constructeurs.

conjoncture crise

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