conjoncture

BTP le poumon de l'économie

Voici un lien qui, discrètement, se rappelle à nous et nous fait souvenir que la construction est encore le premier employeur marchand de France.

http://www.lachaineimmo.tv/actualite-immobilier/immobilier-l-appel-au-secours-du-batiment-4216.html

Bloquer ?

resort-amboise-09.jpgL'immobilier est l'objet de tous les fantasmes. Les propriétaires seraient de riches profiteurs et les locataires de pauvres exploités. Un peu de sens permettrait de dépasser ces clichés démagogiques. Après tout, est-ce celui qui est endetté sur 20 ans pour se loger, le plus en sécurité des deux ? De plus souvent, les propriétaires sont aussi locataires et les locataires souhaitent devenir propriétaires. Ce manichéisme politicien entre propriétaires et locataires est aussi idiot que l’opposition entre automobilistes et piétons. En outre, ceux-là même qui, dans un élan de justice sociale tactique, pourfendent les propriétaires, clament aussi haut et fort le droit d'accéder à la propriété.

Quoiqu'il en soit, ainsi va la législation économique et fiscale de l'immobilier : au gré des échéances électorales, au son des déclarations démagogiques de campagne.

En 1999, on abat le vilain « Périssol » pour le remplacer par du gentil « Besson » auquel très vite, on découvre des vices. Le bon « Robien » devient alors star. Mais malheur ! La peste l’a pris lui aussi. Et il faut le tuer fin 2008… pour le remplacer par un « Scellier » qui est maintenant à abattre à son tour. 12 ans : 4 lois !

Or l’immobilier demande de la mesure, du temps, de la stabilité, plus encore que tout autre investissement. Il est une valeur refuge pour cela : sa capacité à croitre tranquillement. Il l’est aussi car il est tangible, compréhensible pour l’investisseur lambda, le père de famille raisonnable. L’immobilier, c’est du solide, du transmissible, de l’utilisable. Il est L’investissement populaire par excellence en France.

Aujourd’hui, la nouvelle mode – qui est finalement une vieille recette aux conséquences funestes comme l’a montré l’histoire – est donc d’organiser le blocage des loyers. Pour une nouvelle raison idéologique, pour satisfaire une promesse de campagne démagogique, on va appliquer une nouvelle fois une mauvaise mesure, qui va scléroser le marché, apeurer les investisseurs non professionnels, inciter les autres à trouver vite une parade, pour, au final, s’éloigner encore plus de l’objectif de construction de logements, pourtant affiché, et donc rendre la pénurie encore plus réelle pour les locataires.

A lire aujourd’hui sous la plume de Patrick Chappey dans www.businessimmo.com : http://www.businessimmo.com/contents/20844/l-encadrement-des-loyers-n-est-pas-la-bonne-mesure-pour-faire-baisser-durablement-les-prix-de-location

 

Financement et construction

constr-log-neufs.jpg« Quand le bâtiment va, tout va ! » dit l’adage.

La construction immobilière, notamment dans le secteur du logement, est un des poumons de l’économie. Cette industrie est une des plus créatrices d’emploi. Son produit est un élément vital. Se loger est le premier souci du chef de famille, le premier poste de son budget et un sujet de cauchemar quand les finances manquent, avec la crainte panique de vivre l’horreur du vagabondage.

Voilà pourquoi sans doute, tous les politiques dans leur lyrisme pré-électoral louent les bienfaits de la construction de logements. Notre nouveau Président de la République déclara même ses objectifs en la matière. Tous aussi veulent défendre l’emploi. Et le bâtiment, ils le savent, est le premier employeur du pays.

Seulement voilà, la démagogie aidant pour les candidats, la jalousie et la méconnaissance de l’activité pour les électeurs (Qui n’a jamais pensé que le promoteur ou le patron du groupe de BTP sont des salauds ?), conduisent aussi à une dialectique pour supprimer les soit-disant avantages du secteur.

Il en est de même du point de vue des banques. Avides (cupides ?) des marges affichées par leurs clients promoteurs, elles deviennent elle-même promoteur lorsque le cycle est haut, octroyant à leurs propres filiales leurs précieux crédits. Puis, lorsque « la bise fut venue… », le vertueux banquier jure qu’il ne mangera plus de ce pain là et sacrifie les financements à la filière… et l’emploi qui y est attaché… et les belles promesses de constructions de logements des candidats.

Nous avons connu cela au milieu des années 1990, lorsque H3i débuta son activité. C’est reparti à nouveau aujourd’hui.

L’article publié hier dans Les Echos, sous la plume ciselé de Myriam Chauvot en est une criante illustration.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/service-distribution/actu/0202088359878-logements-neufs-la-glissade-du-marche-s-accelere-sur-fond-de-probleme-de-financement-328754.php?xtor=EPR-1500-[patrimoine]-20120531-[s=461370_n=3_c=305_]-499374@1

Mutations de crise

Comme à chaque crise, de nouvelles opportunités apparaissent. Dans l'immobilier, précisément, peuvent se développer de nouveaux véhicules d'investissement, de nouveaux produits. Ceci est sans doute d'autant plus nécessaire que les précédents ont sans doute atteint leur limite, voire sont malgré eux décrédibilisés par leur succès.

http://www.businessimmo.com/contents/20437/lopci-grand-public-veut-regler-son-pas-sur-le-pas-de-son-frere

Les promoteurs "hôteliers" un investissement rentable

"Une dernière possibilité (la meilleure) est d’investir au capital d’une PME réalisant des opérations de promotion hôtelière." A méditer.
http://www.businessimmo.com/contents/20392/hotellerie-une-classe-dactifs-injustement-meconnue

 

Les recours abusifs sont sanctionnables

Les recours contre les permis de construire constituent une des sources d'inquiétude du promoteur lors de la mise en œuvre de son projet. Notons qu'à ce stade d'avancement du dossier, le promoteur a déjà lourdement investi, sur de nombreux mois, même années (cf. Promoteur immobilier : Créateur - Chef d'orchestre). S’il a pu enclencher – ce qui n’est pas toujours le cas à ce stade – une pré commercialisation, obtenir un accord de crédit, donc commencé à sécuriser son opération, c’est toujours sous condition de l’obtention du permis purgé de tous les recours.

Or, l’établissement du permis est l’occasion d’un travail précis, approfondi, professionnel, mobilisant la responsabilité de nombreux partenaires. Pour autant, il n’est pas rare que des recours soient lancés, par des voisins, des associations de défense, non avertis, incompétents de la chose immobilière et motivés par un souci d’estime, aveuglés par la défense très tendance aujourd’hui, du « petit contre le gros », lorsque ce n’est pas animés par un tout autre objet voire par des concurrents.

Heureusement, les recours abusifs sont souvent sanctionnés par les tribunaux. Malheureusement, les condamnations sont faibles en regard des préjudices financiers colossaux qu’ils induisent au promoteur.

http://www.businessimmo.com/contents/20235/un-recours-abusif-contre-hermitage-plaza-sanctionne-par-la-cour-dappel

Garanties, protections et autres artifices

Certes, cette situation est une des nombreuses conséquences de la crise. Et ce n’est sans doute pas fini.
Cependant, il est légitime de s’intéresser à cette occasion, à un travers bien trop légitimé du marché immobilier. Ce marché implique des particuliers, des non professionnels donc, au nombre de ses investisseurs. Voilà pourquoi sans doute, le législateur, sous l’impulsion logique des politiques, eux même alerté - quand ce n’est pas harcelés - par le grand public investisseur croyant que l’acquisition immobilière de placement est un long fleuve tranquille, impose des sauvegardes, des protections, des garanties, des assurances… intenables.

http://www.lesechos.fr/patrimoine/immobilier/actu/0202038022506-les-resiliations-de-garantie-de-risques-locatifs-se-multiplient-318361.php?xtor=EPR-1500-[patrimoine]-20120502-[s=461370_n=8_c=801_]-499374@1

 

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