crise

Quand l'idéologie prend le pas sur la raison. (Bloquer ? suite)

mal-logement.jpgPlus les mois passent et plus les professionnels de l'immobilier osent officialiser leur scepticisme, voire exprimer leurs critiques face à la politique du gouvernement et plus particulièrement aux mesures dites Duflot en matière d'encadrement des loyers et de blocage des prix. Très tôt, nous avions fait part, ici, des nôtres notamment dans notre billet Bloquer ? On lira aujourd'hui un court article La Loi Duflot, un bon diagnostic, une mauvaise thérapie de nos amis de Club Patrimoine qui pose en peu de mots, cette évidence. Nous nous permettrons ici de compléter la question posée par nos confrères.

Cette évidence est que les décisions prises par idéologie sont toujours les plus mauvaises, les plus inefficaces. Mieux vaut se pencher sur les vérités de l'histoire, car contrairement à ce que l'on dit, l'histoire se répète toujours. Le siècle passé a prouvé dans le monde que les idéologies de blocage qu'il s'agisse des prix, des échanges au nom d'une prétendue protection des plus faibles fait toujours plus de mal à long terme à ces derniers qu'il ne les soulage réellement. Nous ne sortirons pas de la crise en oubliant de comptabiliser les pertes financières et sociales que nous avons enfouies sous le tapis depuis 30 ans. Il arrive un jour où il faut savoir prendre sa "paume". Nous ne sortirons pas de la crise non plus en créant un micromarché franchouillard, déconnecté du marché mondial, avec des règles dictées par un jacobinisme qui ne peut que faire semblant tant les contraintes extérieures sont fortes. Dans un autre registre, mais comparable, celui de la politique fiscale du gouvernement français qui "n'aime pas les riches", l'actualité récente nous offre le spectacle par exemple des célébrités du show-biz devenues de riches entrepreneurs fuirent ostensiblement vers de tristes villages de Belgique. Peu leur importe donc aujourd'hui leur image, pourtant principal ressort dans leur métier, face à l'expression de leur ras-le-bol. Lorsqu'un pays ne sait plus retenir ses enfants les plus méritants...

Mais revenons à notre sujet. Faut-il aider les plus pauvres à se loger ? Certainement oui ! C'est d'ailleurs ce que nous faisons tous depuis longtemps, dans nos diverses associations et en payant nos nombreuses taxes. Mais, pourquoi aider certains devient-il synonyme de punir et bloquer les autres, si ce n'est par idéologie ? Pour aider les plus pauvres à se loger, il faut utiliser l'impôt pour construire des logements subventionnés et pour verser des aides locatives temporaires. Quelle drôle d'idée de vouloir dissuader ceux des plus riches d'investir dans des logements locatifs en les effrayant sur la rentabilité et la liquidité de leur investissement. Quelle étrangeté de croire qu'un investisseur ne sait pas offrir son logement au juste prix du marché ? Et pourquoi prendre le risque de durablement perturber le marché en  faisant fuir les investisseurs et en accroissant la pénurie de logement ? Pourquoi ? Car nous sommes malheureusement dans une période ou l'idéologie prend le pas sur la raison.

Rapport Gallois et Immobilier

immeubles-haussmanniens.jpgDans un article d'Alix GUINET pour le site DIAGNOSTIC & EXPERTISE, le rapport Gallois ne serait pas porteur de bonnes perspectives pour l'immobilier (http://manager.e-monsite.com/cms/blog/create/blogpost).

L'auteur du rapport jugerait même que l'investissement immobilier est un des « placements les plus confortables […] dont la fiscalité pourrait être relevée ». Cette analyse n'est certainement pas partagée par la majorité des professionnels de l'immobilier. Nous sommes très nombreux à constater aujourd'hui que les investisseurs sont plus que frileux, sont déboussolés par la baisse des rendements et la hausse de la fiscalité, sont inquiets des perspectives sombres suite à la crise financière et devant les incertitudes fiscales. (Lire notamment sur ce blog :Loi de finance 2013 pour l'immobilier ?

Indépendamment de cela, il ne faut pas oublier non plus que l'immobilier est un des secteurs les plus "rentables" en matière d'emploi. La construction est encore un métier d'hommes, un des derniers.

Suivi, pas suivi, utilisé ou enterré, le rapport Gallois aura défrayé la chronique ces temps-ci. Il est cependant dommage de constater qu'une fois de plus, les élites politiques méconnaissent l'activité immobilière et laissent s'en développer une image caricaturale.

La pierre refuge

resort-amboise-31.jpgLors des crises, il est d'usage de constater que l'investissement immobilier est finalement la seule valeur qui tienne. Ainsi, dit-on que la pierre est une valeur refuge, lui consacrant une légitimité lorsque les autres placements révèlent leurs risques.

Nonobstant les périodes de crises, il est facile de considérer que cet attrait de l'investissement immobilier est réel de tous temps.

Aujourd'hui, cependant et sans doute compte tenu des bouleversements législatifs et fiscaux que nous imposent le gouvernement en place, la pierre semble marquer le pas.

A la lecture de l'article suivant, particulièrement synthétique, vous constaterez que l'investissement immobilier est bien toujours très valable, meilleur même que nombre d'autres. Vous y lirez aussi combien il peut s'avérer performant, couplé à un schéma d'optimisation financière et l'intérêt que procure l'effet de levier en cas d'investissement immobilier.

http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/immobilier/221156721/emprunter-investir-immobilier-locatif-est-interessant-meme-pre

Paradoxe, vraiment ?

imagescap4twqg.jpgLa presse s’émeut, depuis quelques temps déjà, d’un soit disant paradoxe : Les taux des prêts immobiliers sont bas, en baisse même et pourtant, le nombre de demandes de crédits s’effondre et avec lui, celui des projets d’acquisition immobilière.

Les Echos : "Crédits immobiliers : la chute se poursuit malgré les taux bas"

Ce paradoxe n’en est pas un. Les banques cherchent des clients et le vecteur historique de cette quête est le crédit immobilier. Les clients, eux, sont inquiets et redoutent les mesures restrictives prises par le gouvernement quant à l’investissement immobilier. Ils retardent leurs projets d’acquisition, donc d’emprunts… et les taux baissent.

Loi de finance 2013 pour l'immobilier ?

resort-amboise-52.jpgLa loi de finance 2013 a donc été présentée au conseil des ministres.

 Le secteur de l'immobilier souffre, de façon chronique, des systématiques bouleversements imposés par les élus. C’est plus spécifiquement le cas lors des alternances politiques, comme aujourd'hui. Les raisons de ces bouleversements cycliques sont souvent bien éloignées des attentes du marché, des nécessités économiques ou même des souhaits de justice fiscale et répondent plutôt à des contingences idéologiques, voire clientélistes.

C’est bien dommage. L’investisseur qui est le moteur du développement immobilier a besoin de temps et de sérénité. Il doit être rassuré par la pérennité des lois et des règles financières et fiscales. Il ne doit surtout pas craindre de voir son travail – Oui ! Il travaille, lui aussi – ruiné par l’arbitraire d’une décision politique. Les risques « naturels », qu’il doit assumer, sont déjà très grands. A ce titre et pour ne citer que celui-là en exemple, l’impact des crises sur ses locataires le conduit à assumer des baisses de loyers, donc des remises en cause inopinées de son plan de financement, de sa rentabilité et donc de la rémunération de son investissement, soit la juste rémunération du fruit de son travail.

Or, nous constatons aujourd’hui  une fuite dramatique des investisseurs immobiliers.

Les « petits investisseurs », soit les particuliers, sont découragés par les diminutions des avantages fiscaux. Il faut comprendre que ces avantages ne sont pas des privilèges de riches, mais des compensations légitimes offertes aux particuliers par rapport aux entreprises, dans le domaine de l’investissement immobilier. En effet, là où une entreprise peut amortir, donc défiscaliser son investissement,  il n’est que justice de prévoir qu’il en soit de même pour le particulier… sauf si, par idéologie, on ne souhaite pas que le particulier investisse. On voit là que l’intérêt idéologique d’élus – On n’aime pas le riche, donc le propriétaire par rapport au locataire par exemple, sans réfléchir car lequel des deux est finalement le plus riche ? Car sauf erreur, ce n’est pas le statut qui fait la fortune – participe à l’instabilité du marché et à la fuite de ceux qui pourraient produire les bâtiments nécessaires à l’économie. Pour le logement, on notera d’ailleurs que la protection excessive du locataire – là encore pour respecter la sacro-sainte règle ci-dessus énoncée – rend déjà le marché peu fluide et plombe la rentabilité de l’investissement. D’ailleurs, les effets pervers des lois excessivement protectives du pseudo « faible locataire » se retournent contre lui. C’est ainsi que la réponse des investisseurs privés prend actuellement la forme du développement des acquisitions en meublés, dont les baux sont bien plus souples. Les besoins de logements meublés sont-ils réels, ou l’inutile jacobinisme imposé au marché de l’immobilier de logement nu est-il la cause du développement des biens meublés ? Est-ce bien le rôle de l’investisseur particulier de produire des nécessaires logements hors marché, HLM ou autres, c'est-à-dire de lui imposer ce que l’Etat impécunieux ne peut plus faire : perdre encore de l’argent pour loger les pauvres ? Ses impôts ne sont-ils pas là déjà pour ça ?

Les « gros investisseurs », soit les foncières ou autres, ont aussi déserté le marché. Pour preuve, il suffit d’entendre le gouvernement, paniqué face à ses objectifs illusoires de construction, envisager aujourd’hui de forcer les compagnies d’assurance à investir dans ce secteur. Voilà bien un  vœu voué à l’échec. A-t-on déjà vu, en dehors des succès magnifiques de l’URSS de la grande époque, des entreprises obéir à l’Etat et produire à perte ?

Voilà donc une nouvelle loi de finance (PLF 2013 : les premières mesures - Business-Immo) qui, chacun en jugera, illustre ce triste constat et fait que l’immobilier va ainsi, tristement d’alternance en alternance, jusqu’à… ce qu’il n’aille plus du tout. Ce serait bien triste pour nous tous car l’activité immobilière, avec sa conséquence immédiate de construction est le premier employeur de France. Et peut-être pourrions-nous penser aussi à ne pas inutilement creuser le chômage.

Bonne tenue de l'investissement hôtelier en 2012

hotel-fut-congres-4-23.jpgDans ce contexte de crise, morose pour l'investissement immobilier, du fait de la raréfaction des crédits bancaires - aujourd'hui "officielle", bien que réelle depuis 2009 - du fait aussi des annonces des nouveaux gouvernants français qui ne donnent pas la part belle à l'investissement immobilier avec la chasse aux niches fiscales et la dénonciation des fortunes privées, avec dans une moindre mesure, les inquiétudes légitimes sur l'avenir économique car normalement, l'immobilier est toujours un refuge en cas de crise, il semble cependant que l'investissement dans l'immobilier hôtelier se soit bien tenu au premier semestre 2012.

Pour allez plus avant, lire l'article synthétique publié le 27/09/2012 dans Business-Immo.

H3I, depuis plus de 15 ans, développe l'immobilier pour votre compte et notamment dans le secteur hôtelier.

La "reprise" est bien loin

Depuis début 2009, nous autres, professionnels de l'immobilier, savons que cette crise - aujourd'hui dite immobilière, mais financière en réalité - est loin d'être à son terme.
Lorsque vos clients n'ont plus de crédits et que sans eux, il ne peuvent pas acheter vos produits...
Lorsque votre entreprise n'a plus de crédit, car les banques, soudainement "vertueuses", ne financent plus l'immobilier qui a pourtant fait leur fortune passée...
Lorsque les nouveaux élus développent une politique pour décourager les investisseurs privés dans l'immobilier car le "capitalisme" n'est plus en mode...

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-credits-immobiliers-en-chute-libre-au-premier-semestre_317759.html?xtor=EPR-237-%5bXPN_11h%5d-20120724--73770305@210859736-20120724112305

Rien de nouveau

cour-des-comptes-arap-fotolia-com.jpgRien de bien nouveau.
Depuis qu'au début 2009, la crise immobilière a logiquement succédé à la crise financière, depuis que pour colmater et éviter la faillite des grands promoteurs nationaux aux stocks pléthoriques, le SCELLIER fut inventé à grands renforts de publicité, tout ceci était su. Nous y sommes donc toujours.
http://www.businessimmo.com/contents/21548/la-cour-des-comptes-epingle-la-politique-du-logement-dans-son-audit

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